lundi 5 mars 2012

LA PRÉSERVATION DES BANANES DES CANARIES VA AU-DELÀ DE SIMPLES QUESTIONS ÉCONOMIQUES


Les producteurs de bananes des îles Canaries optent pour une production écologique


Les producteurs de bananes des îles Canaries soulignent que la préservation de la banane canarienne va au-delà de simples questions économiques. Il s’agit de conserver une forme de travail qui perdure depuis des générations et qui a été le moyen de subsistance d’un grand pourcentage de familles vivant dans les îles Canaries.

Le secteur de la banane des îles Canaries emploie plus de 25 000 personnes, y compris les emplois directs et indirects couvrant toutes les phases de production : la récolte, le conditionnement et la distribution. De plus, il faut souligner le rôle clé des femmes dans ce secteur.
Face à l’offre de produits similaires, dont beaucoup respectent à peine l'origine et le caractère du territoire dont ils proviennent, la banane canarienne est étroitement liée à son territoire. Ainsi, pour les artisans agricoles canariens, (c’est à dire producteurs des îles Canaries), la banane canarienne est leur produit le plus emblématique, le joyau de leurs îles. 

Culture artisanale 

La culture de bananes des îles Canaries est de l’artisanat pur. La température idéale pour la culture de la banane se situe autour de 25 degrés et l'altitude doit être à moins de 300 mètres. C'est une culture coûteuse, qui exige beaucoup d'eau et de lumière. Ces conditions peuvent être atteintes que dans certaines régions des îles de l'archipel (Lanzarote ou Fuerteventura ne profitent pas de ces conditions idéales).

En outre, l’orographie du terrain rend la mécanisation de la culture impossible. Ainsi, tous les agriculteurs utilisent des techniques entièrement manuelles et artisanalles. Ceci implique un suivi et un soin de la banane, depuis sa naissance jusqu’à sa récolte, ce qui permet d'atteindre et garantir un produit d’une meilleure qualité. 

Le cycle productif de la banane des îles Canaries est plus long que celui de la banane tropicale, ce qui permet à la banane canarienne de rester jusqu'à 3 mois de plus sur la plante. Grâce à ceci, elle a un taux d'humidité plus élevé, beaucoup plus de saveur et d’arômes, une douceur particulière et une texture crémeuse. Les caractéristiques des îles présentent aussi de nombreux microclimats très différenciés entre le nord et le sud et dans les différentes îles. La production se retrouve sur beaucoup de terrains différents, leurs permettant d’êtres récoltées tout au long de l'année dans toute sa maturité. 

Ainsi, les bananes sont recueillies lorsqu'elles ont atteint leur maturité optimale sur les plantes et c’est seulement à ce moment-là qu’elles sont coupées pour sa commercialisation. 

Un des atouts de la banane canarienne est sa production contrôlée et certifiée. Les cultures de bananes des îles Canaries n'ont pas beaucoup de parasites, les traitements phytosanitaires peuvent être réduit au minimum. La banane canarienne répond ainsi aux exigences des consommateurs. 

Toutes ces particularités de la banane canarienne rendent nécessaire de les différencier des bananes tropicales, avec un accent particulier sur sa qualité. 

Les producteurs de la banane des îles Canaries sont de plus en plus conscients de l'importance de productions respectueuses de l'environnement et propice au développement durable des îles. C'est pour cela que nous pouvons affirmer que l'ensemble des producteurs de l'archipel optent pour une production écologique.

5 commentaires:

  1. C'est très difficile d'en trouver dans les magasins! Nous les commandons spécialement en magasin bio par caisses, si non elles ne sont pas proposées au rayon... dommage!

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  2. Nous arrivons comme ça dans un magasin Bio et nous disons je veux commander 2 ou trois caisse de Banane ce possible ????

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  3. Ont elles un gout différent des bananes antillaises ?

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  4. Dans certains biocoop ils en vendent (dont celui de marseille castellanne), pas plus chère que celle de rép dom, différente mais très bonne :)

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  5. oui elles sont vraiment différentes. Une saveur plus fine, plus intense et plus douces, crèmeuses, moins farineuses... mais en France il n´y en a pas ou alors elles sont bien cachées. Je sais qu´en Suisse il y en a beaucoup. Lorsque j´étais au Canaries j´ai eu l´occasion de les manger et je n´ai jamais retrouvé cette qualité. Il faut dire que celles qui restaient étaient les trop mûres pour l´exportation ou les pas trop belles... mais en réalité c´étaient les meilleurs. Je vais donc regarder mieux chez Biocoop!

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